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En Suède, la manne télévisuelle pèse bien plus lourd dans les budgets qu'en National League


18/10/2026

Alors que les clubs de National League suisse s'appuient historiquement en grande majorité sur la billetterie, les loges et les partenaires locaux pour boucler leurs comptes, le modèle économique de la SHL suédoise repose sur un tout autre pilier : les droits médias et commerciaux centralisés, qui occupent une place bien plus prépondérante dans les budgets. Selon les révélations de Sportbladet, la ligue suédoise a d'ores et déjà enclenché les négociations pour son futur contrat télévisé, à trois ans et demi de l'échéance du bail actuel fixée au printemps 2030.

Actuellement, chaque formation de SHL perçoit environ 50 millions de couronnes par saison (soit près de 4,1 millions de francs suisses) au titre des compensations de droits centralisés, dont la grande majorité provient directement des droits médias. Au total, ces rétributions représentent en moyenne 28 % du chiffre d'affaires net des 14 clubs de l'élite suédoise, grimpant même jusqu'à 40 % pour certaines formations. Une dépendance et un apport financier sans commune mesure avec les proportions observées au sein du championnat helvétique, où les recettes audiovisuelles pèsent traditionnellement une part nettement plus modeste des budgets globaux avec 1.8 million par saison.

Ce cadre financier colossal est issu de l'accord record signé fin 2020 pour six saisons et près de 5 milliards de couronnes. Si les négociations pour la période post-2030 sont lancées si tôt — avec une durée envisagée de cinq à six ans —, c'est précisément pour garantir une visibilité à long terme essentielle aux clubs pour fixer le plafond de leurs masses salariales et calibrer la taille de leurs structures sportives. Malgré un marché audiovisuel sous tension et un appel d'offres officiel transmis le 1er octobre, les retombées ne devraient pas faiblir : les signaux pointent vers un maintien des montants actuels, voire une nouvelle hausse pouvant atteindre 10 %, avec TV4 en position idéale pour poursuivre l'aventure entamée en 2007. Une décision définitive pourrait même intervenir dès le début de l'année prochaine.