Vinzenz Rohrer transformé par son arrivée à Zoug : « Je peux jouer ici à Zoug comme ce n'était pas le cas à Zurich »
08/11/2026
Son transfert de Zurich à l’EV Zoug a été l'un des feuilletons les plus commentés de l’été. Quelques mois plus tard, le choix de Vinzenz Rohrer s’avère payant à tous les égards. Avec 16 points (8 buts et 8 mentions d'aide) en 13 matchs, l’attaquant autrichien de 22 ans s'est installé au sommet des compteurs zougois, devançant des joueurs de calibre NHL tels que Gregory Hofmann, Dominik Kubalik et Tomas Tatar.
Rencontré par Laola 1 à Düsseldorf où il dispute la Deutschland Cup avec la sélection autrichienne, le joueur originaire du Vorarlberg apparaît totalement libéré, loin des doutes qui avaient jalonné son dernier exercice chez les Lions. À l'automne 2025, après un camp d'entraînement prometteur avec les Canadiens de Montréal, son renvoi prématuré sur les bords de la Limmat avait précédé une saison compliquée, bouclée avec seulement 13 points au compteur contre 32 lors de l'exercice précédent. Relégué loin du top 6 zurichois et privé de responsabilités sur les supériorités et infériorités numériques face à la concurrence interne de joueurs comme Sven Andrighetto ou Denis Malgin, un départ devenait inévitable pour relancer sa progression.
À Zoug, le changement de décor a été immédiat. Aligné plus de 17 minutes par rencontre, Rohrer s'est vu confier les clés de l'offensive et une présence sur toutes les situations de jeu. Dès son arrivée, il a même été intégré au groupe de meneurs en recevant la lettre d'assistant-capitaine sur son chandail, un rôle d'abord surprenant pour un jeune de 22 ans mais qu'il a rapidement apprivoisé au fil des échanges avec le vestiaire : « Je peux jouer ici à Zoug comme ce n'était pas le cas à Zurich »
Cette transition ne s'est toutefois pas faite sans bruit. Les rumeurs estivales sur un salaire princier ou des discussions avancées avec Davos ont fait couler beaucoup d'encre dans notre pays. Le joueur en profite pour tordre le cou à certaines affirmations, notamment celle voulant que le nouveau directeur sportif de l'EVZ, Ted Suihkonen, se soit déplacé en personne à son domicile : « Non, ce n'est pas vrai. C'était, comme beaucoup de choses cet été, une fausse nouvelle. » Même s'il reconnaît avoir été perturbé par ce déferlement médiatique inhabituel pour lui, Rohrer affirme en avoir tiré de précieux enseignements.
Reste enfin la perspective de la NHL, alors qu'il avait sciemment renoncé aux camps de Montréal cet automne. Lié aux Canadiens par un contrat d'entrée valide jusqu'en 2028 et après de premières apparitions au printemps avec le Rocket de Laval en AHL, l'attaquant garde un contact régulier avec la franchise québécoise. Si le rêve nord-américain n'est « pas totalement enterré », il refuse pour l'heure de se projeter au-delà de la saison en cours à Zoug, préférant capitaliser sur la confiance retrouvée et le plaisir du jeu au quotidien.