Quand un coach concurrent de National League est pour beaucoup dans la venue d'Henrik Tömmernes à Genève
15/03/2022
Le quotidien zurichois a ainsi interrogé Chris McSorley sur cette signature de 2017, un coup de maître qui est encore aujourd'hui l'une des bases du succès de Genève que Lugano va justement retrouver en pré play-off. Et la réponse est un peu surprenante.
Le Canadien explique ainsi : "Entre entraîneurs, on se ment de septembre à avril. Mais pas de mai à août". Il admet ainsi qu'il doit la découverte de ce joueur à un certain Heinz Ehlers, alors coach de Langnau. Le Danois avait repéré le Suédois qui évoluait à Frölunda mais son club n'avait pas les moyens sportifs pour l'intéresser, soufflant à McSorley de sérieusement s'y intéresser. On connait la suite.
Avec encore une année à son contrat, Tömmernes ne devrait pas quitter le championnat suisse, une vitrine qui lui a permis de se retrouver en équipe nationale aux Mondiaux et aux JO. Il précise : "En Suisse, on a plus de liberté tactique. J'ai toujours eu un esprit offensif assez prononcé. Mais ce n'est qu'ici que j'ai pu vraiment l'exprimer".
A bientôt 32 ans, peu de chance en effet qu'il s'en retourne en Amérique du Nord après un passage en AHL sans avoir pu goûter à la NHL : "Je n'étais probablement tout simplement pas assez bon. Je n'étais pas le joueur que je suis aujourd'hui. C'est la plus grande déception de ma carrière de ne pas avoir réussi à atteindre la NHL. Si j'ai une autre chance, tant mieux. Et si ce n'est pas le cas, ce n'est pas une tragédie. Je n'ai plus besoin de forcer les choses. Je peux m'imaginer rester plus longtemps en Suisse". Autant dire que son agent a déjà dû recevoir nombre d'offres et sans doute de Chris McSorley lui-même.