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Antoine Keller et Genève-Servette : « Un challenge différent dans une équipe de top 6 »


30/10/2026

Officialisée ce mercredi, la signature d’Antoine Keller à Genève-Servette pour les trois prochaines saisons concrétise une rumeur persistante dans les coulisses de la National League. Invité du podcast La bande du jeudi, le gardien de 22 ans est revenu sur les coulisses de cet engagement, précisant que l'accord s'est conclu très récemment malgré les bruits de couloir : « Non, cela n'a pas été fait il y a longtemps, ça s'est fait dernièrement. Il y a eu beaucoup de discussions et d’interrogations sur la saison prochaine. Au final, c'est ce choix qu'on a fait. »

Pour le jeune portier, cette décision a constitué un véritable tournant dans la gestion de sa trajectoire sportive : « Ce n’était pas un choix facile. C’était la première fois de ma carrière où j’avais le choix, avec plusieurs offres sur la table. Auparavant, mon parcours s'était enchaîné étape par étape : Genève, les rangs juniors canadiens, puis l'offre de Lausanne... Là, plusieurs clubs se sont montrés intéressés et c’était à moi de trancher. C’est une expérience formatrice pour la suite. »

Bien qu'épanoui dans le Jura sous les ordres de Ville Peltonen — dont il salue l'apport au HC Ajoie —, le dernier rempart a privilégié l'exigence du haut de tableau : « Je me sens vraiment bien au HCA. Ce qu'amènent Ville et son staff est particulièrement intéressant. Mais je suis allé chercher un challenge différent, dans une équipe de top 6 avec une pression différente. Au niveau de l’apprentissage et du vécu, cela peut être très enrichissant. »

Drafté par les Capitals de Washington et encore présent aux États-Unis cet été pour s'entraîner aux côtés de Vlad Jadlovski, Keller a fait le choix d'un bail de trois ans sur les bords du Léman, sans pour autant fermer la porte à son rêve américain : « Je voulais m'engager sur une durée moyenne avec Genève, pas sur du court terme. Après, il y a toujours la possibilité de partir outre-Atlantique durant l'une de ces trois années de contrat. On sait que les choses fonctionnent un peu différemment aux États-Unis et au Canada, mais cette option existe. »

À 22 ans, le joueur reste lucide sur les paliers qu'il doit encore franchir pour viser la NHL : « C'est encore jeune pour un gardien. Il me faut simplement accumuler de l'expérience, gagner en constance et parvenir à être décisif, même dans les jours sans. »

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