Analyse de la finale : Lugano - Berne
02/04/2016
Les duels entre bernois et tessinois ont plutôt tourner en faveur des luganais cette saison. Néanmoins, c'était déjà le cas des zurichois et des davosiens. Pourtant, Berne n'en a fait qu'une bouchée en playoffs.
Depuis le début de ces playoffs, on peut dire que les suédois sont présents du côté luganais. Tony Martensson a élevé d'un cran son niveau de jeu alors que Klasen et Petersson sont fidèles à eux-mêmes. Néanmoins, afin de pouvoir conquérir le titre, il faudra sûrement que Doug Shedden puisse compter également sur sa ligne suisse composé de Brunner-Hofmann-Bertaggia. Il faudra également que le jeune gardien letton à licence suisse, Merzlikins se montre constant.
Du côté bernois, les défenseurs Blum et Untersander sont clairement les leaders de cette équipe défensivement. A l'offensive, Scherwey réalise, comme à son habitude, une valse printanière réussie. La ligne à Conacher apporte de la vitesse au jeu bernois qui en a bien besoin. Entre les poteaux, Stepanek joue bien sans pour autant être transcendant. Il relâche beaucoup mais réalise souvent des arrêts clés à des moments décisifs dans le match.
On dit souvent que la finale se joue à l'expérience. Or, au niveau de l'expérience, les deux équipes en ont. Les joueurs des deux équipes ont déjà plus de 7'000 parties en NLA cumulées. Les joueurs bernois cumulent, quant à eux, une expérience en NHL nettement supérieure à celle des luganais. Cela est en grande partie du au choix des imports : nords-américains pour Berne, scandinave pour Lugano).
Personnes d'autres que les joueurs ayant déjà été couronnées savent l'effort qui doit être mis sur la glace pour aller chercher le saint-graal. Berne, équipe régulièrement championne, avec un cadre assez stable, possède plusieurs de ses joueurs. Martin Pluess, David Jobin et Beat Gerber ont déjà plusieurs titres à leur actifs tout comme les jeunes Scherwey, le vieillissant Reichert ou Flurin Randegger et Pascal Berger.
Du côté luganais, cela fait quelques saisons que l'on recrute des joueurs avec une grande expérience et/ou déjà couronnées en Suisse ou à l'étranger. Furrer et Sannitz ont, par exemple, déjà remportées 3 titres de NLA chacun tandis que Vauclair 2 . A l'étranger, Maxim Lapierre a remporté une fois la coupe Calder (AHL) et Martensson la coupe Gagarin (KHL) par deux fois.
Concernant les coachs, l'expérience parle pour Doug Shedden mais Leuenberger a prouvé cette saison que cela ne voulait pas forcément dire grande chose étant donné qu'il a éliminé respectivement les équipes dirigées par Marc Crawford et Arno Del Curto.
Bonne finale !