Le Journal du Jura consacre un bel article à Robert Mayer, de passage ce soir dans un stade qui aurait dû être le sien les saisons passées.
L'occasion de revenir sur l'épisode alambiqué qu'avait été son non transfert en 2013 avant qu'il ne fasse finalement le bonheur de Genève-Servette. «On se trouvait au milieu du championnat, je n’avais aucun contrat pour la saison suivante» explique le talentueux gardien. «En Suisse, il n’y avait pas beaucoup d’ouvertures et je ne savais pas si j’aurais des opportunités pour rester en Amérique du Nord. C’est à ce moment-là que le HC Bienne est arrivé et que je m’y suis engagé. Par rapport à la Suisse, où tout le monde signe bien avant Noël, le timing n’est pas vraiment le même en Amérique du Nord». Ce qui a pour effet de réveiller Marc Bergevin, le DG des Canadiens de Montréal : «Quelques jours plus tard, Marc Bergevin m’appelle et me dit: «On veut tout de suite prolonger ton contrat. La saison prochaine, si cela se passe bien pour toi au camp d’entraînement, tu deviendras peut-être le gardien No 3 de l’équipe de NHL. J’ai alors demandé à Bienne de me sortir de notre entente.». Requête acceptée par le club seelandais et en prime un joli contrat pour Mayer avec un salaire supérieur à la moyenne en AHL. Joie de courte durée puisque le Canadien signera un peu plus tard son collègue Dustin Tokarski qui lui volera ainsi sa place. On connait la suite alors que Mayer rejoint Genève-Servette le temps de la Coupe Spengler puis s'engage avec le club genevois quelques mois plus tard. Une issue qui ne semble plus perturber Daniel Villars : «Avec Meili et Rytz, nous avions déjà nos deux gardiens. D’un autre côté, on ne voulait pas forcer un joueur à nous rejoindre contre son gré, cela n’aurait eu aucun sens. Tout s’est fait de manière très correcte et Genève-Servette nous a versé un dédommagement.».