Recherche

Une grande disparité au niveau impôts pour les joueurs suisses, et pas forcément là où on l'attend


21/10/2021

Une particularité helvète qui de fait privilégie certains clubs par rapport à d'autres pour ce qui est du salaire net final. Mais cela va plus loin.

On rappelle que depuis 2016, les joueurs doivent payer eux-mêmes leurs agents alors qu'auparavant cette charge revenait aux clubs. La commission s'élève à un maximum de 5 % du salaire brut de la première année du contrat, ce qui peut s'avérer coûteux pour un joueur de haut niveau dont le salaire se situe dans une fourchette à six chiffres.

La SonntagsZeitung pointe un autre aspect au travers de l'exemple d'un joueur professionnel de hockey sur glace vivant dans le canton de Berne dont nous ne connaîtrons pas le nom.

Celui-ci a déclaré d'autres dépenses professionnelles pour un montant de 44'129 francs dans sa déclaration d'impôts comprenant ses dépenses pour l'agent, le coach personnel, les interventions d'un psychologue du sport, les massages, les compléments alimentaires et l'équipement. Classique pour n'importe quel joueur de hockey pro.

Mais, dans "l'enfer fiscal de Berne" comme le nomme le journal, ces autres frais professionnels ont été réduits au montant forfaitaire maximal de 4 000 francs. Il a fait recours mais a été débouté par la Commission de recours qui a confirmé que "seules les dépenses qui ne sont ni une condition préalable directe ni une conséquence inévitable de l'obtention d'un revenu sont considérées comme des frais professionnels."

L'agent est donc considéré à Berne comme un engagement volontaire, vous comprendrez aussi pourquoi certains commencent à s'en passer. Tout ceci pour dire que si ce joueur avait signé pour certains autres clubs d'autres cantons, il aurait pu déduire la totalité de ces 44'000.-. Un élément définitivement à prendre en compte avant de s'engager.