Pourquoi des stars millionnaires de la NHL participent-elles aux Mondiaux ?
20/05/2025
Pour un joueur bien établi en NHL, participer au Championnat du monde n’est ni une affaire de carrière, ni une question d’argent. Leur présence sur la scène internationale a peu d’effet sur leur valeur sportive, et les primes offertes sont négligeables à leur échelle. En général, les fédérations versent un forfait quotidien et, en cas de bon parcours, un bonus basé sur les montants distribués par l’IIHF rappelle Klaus Zaugg dans des articles pour le Freiburger Nachrichten et le Bieler Tagblatt.
Le pays champion reçoit 1,1 million de dollars, le finaliste 950 000, une demi-finale vaut un peu plus de 700 000, et un quart, environ un demi-million. Si la Suisse se hissait en finale, chaque joueur pourrait percevoir une prime de plus de 50 000 francs. Une belle somme dans la vie quotidienne, mais sans grand impact pour ceux dont les revenus annuels dépassent les trois millions.
Alors, pourquoi faire le déplacement ? La motivation se trouve ailleurs, selon le journaliste : dans l’esprit de camaraderie qui caractérise le hockey sur glace. Ce sport reste l’un des derniers où le collectif prime sur l’individuel, où les liens entre coéquipiers priment sur les chiffres bancaires. Sur la glace, les vedettes retrouvent une part de leur jeunesse, celle où jouer n’était dicté que par l’envie et la passion. On rajoutera l'attrait d'aller chercher un titre majeur.
Quand des millionnaires raccourcissent leurs vacances pour venir transpirer sous les couleurs nationales, ce n’est ni pour l’argent ni pour leur image. C’est pour retrouver l’adrénaline d’un tournoi, les émotions fortes du vestiaire, et ce sentiment unique de se battre ensemble pour un objectif commun. Un luxe que même tout l’or du monde ne peut acheter.