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Patrick Fischer et Lars Weibel dénoncent le dictat des PDG des clubs


03/02/2021

Nouvelle salve aujourd'hui de la part de Patrick Fischer et Lars Weibel qui dénoncent dans plusieurs journaux alémaniques le "dictat des PDG qui ont prix le contrôle du sport".

Patrick Fischer qui affirme que les directeurs sportifs étaient contre la décision de passer à sept étrangers : "Lorsque la Ligue nationale a encore rejeté une augmentation du quota d'étrangers (à six) par neuf voix contre trois à l'automne 2018, ils étaient toujours présents aux réunions de la ligue. Les chefs sportifs étaient clairement contre et ils le sont encore aujourd'hui. Mais maintenant, les PDG ont fait passer l'augmentation. Parce qu'ils n'ont jamais eu de prise sur les finances, le sport doit maintenant en souffrir".

Si les conséquences de cette décision ne font pas l'unanimité d'un point de vue sportif par rapport à la relève, le sélectionneur national a lui une idée bien claire quand on lui demande si cela fait vraiment une si grande différence  "Absolument, il suffit de voir combien de temps de glace obtiennent les défenseurs étrangers comme Nygren, Tömmernes ou Heed. En raison de la restriction à quatre étrangers, la plupart des équipes n'ont actuellement qu'un seul défenseur étranger. Après cela, il y en aura deux ou même trois. Et nous avons déjà du mal à développer de bons défenseurs suisses".

Et le sort des gardiens suisses n'est guère plus enviable selon Fischier : "Je suis sûr que chaque club fera appel à un gardien de but étranger au plus tard pour les éliminatoires. Il sera alors extrêmement difficile pour les jeunes gardiens de but suisses qui ont besoin de temps pour se développer".

Le directeur des équipes nationales Lars Weibel met un autre point en avant : "Quand l'entraîneur du HCD, Christian Wohlwend, me dit qu'il pense que plus de compétition est une bonne chose parce que cela signifie que les joueurs doivent sortir de leur zone de confort, je suis d'accord avec lui. Mais avec lui, je sais qu'il est attaché au hockey sur glace suisse et qu'il trouve un bon mélange. Un entraîneur étranger n'a aucun intérêt à cela. Il veut juste réussir à court terme".

Quant l'argument que l'abolition des licences suisses adoucit la règle des sept étrangers, il ne le convainc pas : "Il y a 27 étrangers dans la liste des 50 meilleurs buteurs et seulement trois joueurs à licence suisse. Les étrangers occupent des postes beaucoup plus importants dans leurs équipes. Vous ne pouvez pas du tout comparer les deux."

Bref des décisions qui auront d'importantes répercussions à moyen terme concluent-ils, qui défendent bien entendu leurs intrérêts. Et d'appeler ne pas non plus ignorer l'importance des fans et des sponsors au moment de prendre de telles décisions (photo SIHF).