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Les clubs suisses confrontés au dossier délicat du centre russe Ivan Morozov


15/10/2026

En quête d'un renouveau offensif pour dynamiser un secteur d'attaque pointant seulement au dixième rang de National League avec trois buts par match, le SC Berne se heurte aux limites actuelles de sa ligne de centres. Entre l'adaptation progressive de Rodrigo Abols, les pépins physiques récurrents de Benjamin Baumgartner et le rendement décevant de sa tête d'affiche Miro Aaltonen, auteur d'une seule réussite, le club de la capitale scrute le marché pour dénicher un renfort étranger d'impact.

Comme le relève Watson, alors que Marc Gautschi n'a manifesté qu'un intérêt très timide du côté de Genève-Servette, les responsables sportifs bernois Pascal Signer et Martin Plüss étudient de près la situation d'Ivan Morozov, un attaquant russe de 26 ans doté de remarquables qualités de patinage et d'implication dans les deux sens de la patinoire, qui sort d'un exercice convaincant en KHL sous les couleurs du Spartak Moscou après une tentative infructueuse en Amérique du Nord dans l'organisation de Vegas.

Malgré ses indéniables atouts sur la glace, l'attaquant représente un dossier particulièrement sensible. Écarté de la compétition cette saison après avoir purgé un mois de suspension pour un contrôle positif à la cocaïne à la fin de l'été 2025, Morozov cherche désormais un point de chute à l'Ouest, son club refusant de le céder à un rival en KHL tandis que les championnats suédois et finlandais lui sont inaccessibles pour des motifs politiques. Si la question de l'écart extra-sportif ne constitue pas un frein rédhibitoire pour Berne, qui a déjà engagé Aaltonen après un antécédent similaire à Kloten, la signature d'un joueur russe soulève des interrogations géopolitiques majeures. Comme l'a souligné le directeur général Jürg Fuhrer, l'éventualité d'une telle arrivée, ne serait-ce que pour des entraînements d'essai, dépasserait le cadre purement sportif et nécessiterait l'arbitrage final du conseil d'administration.