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Le hockey reste un vecteur important du coronavirus


17/01/2021

Elle a pour ce faire interrogé l'infectiologue Huldrych Günthard qui a une idée claire du sujet : "J'ai toujours pensé que le hockey sur glace est un sport relativement dangereux en ce qui concerne la transmission du virus. Les joueurs sont extrêmement proches les uns des autres, s'affrontent sur la glace et s'agglutine devant le but. Il y a forcément quelqu'un qui tousse ou crache dans l'air. Les joueurs se battent, la sueur se mélange à la salive. Les contacts sont plus intenses que dans le football, par exemple".

Et d'ajouter que la plupart du temps, les personnes qui propagent le virus sont encore asymptomatiques et juste avant de devenir symptomatique, la charge virale est très élevée. Des joueurs essouflés en fin de shift qui respirent fortement sont tout designés pour être contaminés, en plus d'être très proches sur le banc. Les murs de plexiglas installés par les ZSC Lions pour séparer les joueurs sont d'ailleurs une excellente idée.

Huldrych Günthard estime en revanche que des masques avec de plus grandes visières ne serviraient à rien, l'air inspiré étant le même, sans être filtré. 

La solution pour ne pas arriver à l'inévitable ? Bien plus de tests, que la ligue n'avait pas envisagé en début de saison pour des questions de coûts, mais les techniques ont évolué. "Je ferais des tests massifs au hockey. Avec les nouveaux tests de salive la détection est très bonne. Ils ne sont pas aussi sensibles que le frottis, mais ils sont beaucoup plus faciles à réaliser et plus sensibles que les tests rapides." Et d'ajouter : "Dans un monde parfait, les joueurs seraient testés avant chaque partie. La veille du match, ou au mieux tôt le matin. Bien sûr, ce serait un gros effort logistique, et cela coûte cher. Mais quand il s'agit de savoir si l'on peut continuer à jouer ou non, il faut être créatif." De toute évidence la seule solution pour éviter ces quarantaines répétitives infligées à l'ensemble d'une équipe (image Leading Sports).