Recherche

L'influence des huis clos et des mesures sanitaire sur le travail des arbitres


02/03/2021

Plusieurs arbitres dont Mark Lemelin ont été interrogé sur ce qui change pour eux dans la situation actuelle.

Afin de minimiser les contacts, les deux arbitres principaux forment toujours un duo fixe pendant un mois et ne se déplacent que deux dans la même voiture, les deux juges de ligne devant conduire un véhicule séparé.

Cela rend donc les discussions d'ordre générales plus compliquées puisque les binomes ont maintenant chacun leur vestiaire. Et même souci pendant les pauses : "Ce sont les juges de ligne qui se tiennent plus souvent devant les bancs des joueurs et qui ont une meilleure idée de l'atmosphère qui y règne" précise Lemelin.

De nouvelles règles de communication ont également été adoptées sur la glace, et il convient de veiller à ce que les conversations avec les joueurs et les entraîneurs se déroulent à distance. Pas toujours évident à respecter dans le feu de l'action.

Etonamment, le public manque aussi aux officiels. Certes le silence évite les injures qui descendent des tribunes,  mais "vous entendez chaque mot que disent les joueurs et les entraîneurs. Le bruit avec les fans est plus agréable, je peux mieux me concentrer avec". Et d'ajouter "Nous, les arbitres, sommes maintenant dans une position encore plus privilégiée et reconnaissants de pouvoir rester sur la glace alors que presque tous les autres sont enfermés hors de l'arène"

Mais ces nouvelles conditions de jeu et le fait d'entre maintenant tout ce que disent joueurs et staff modifie-t-elles leurs décisions ? C'est une question difficile", dit Piechaczek. "Je dois punir l'irrespect, avec ou sans public, et je ne peux pas être plus tolérant à ce sujet. Mais maintenant que vous entendez beaucoup de choses à la télévision, nous devons donc fixer des limites"

Les spectateurs ont-ils une influence sur le nombre d'infractions sanctionnées commises par les joueurs ? Le journal a effectué une comparaison de toutes les fautes (à l'exclusion d'infractions telles que la plainte, retard de jeu, etc.) entre les cinq saisons de 2015 à 2020 et celles de la saison en cours. L'infraction qui est devenue la moins fréquente est celle qui est normalement la plus punie : la "dureté excessive" qui a diminué de moitié en 2020/21. 

Les arbitres en ont bien consience : "sans le public et le bruit de fond correspondant, la composante émotionnelle qui fait que certaines situations sur la glace s'aggravent manque."

L'un des autres impacts et celui de l'avantage de jouer à domicile. Si le nombre de fautes est resté quasiment identique, l'équipe visiteuse est moins sous pression et commet bien moins de fautes.