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Jeux olympiques : les joueurs privilégieront-ils leur club à l'équipe nationale ?


02/01/2022

Le principal problème est avant tout en amont des JO pour Patrick Fischer qui doit former son équipe avec la plus grosse des inconnues, les joueurs qui seront aptes à s'y rendre. La liste doit être finalisée le 18 janvier au plus tard alors que le nombre de contaminations va continuer sa croissance ces prochaines semaines et que le départ de l'équipe de Suisse est prévu le 2 février. Le manager général des équipes nationales suisses Lars Weibel ajoute :  "Je ne peux pas dire aujourd'hui si la Suisse se rendra finalement en Chine avec la meilleure "équipe non NHL" possible : Ce serait comme lire dans une boule de cristal et cela dépend aussi des cas Covid et des blessures"

Une annulation du tournoi de hockey serait-elle possible ? Oui, mais elle devrait venir du CIO et les équipes ont l'obligation de s'y rendre avant cette éventualité. Contrairement à la NHL qui est indépendante, l'IIHF et les fédérations nationales européennes se sont engagées à être présentes aux Jeux olympiques, les clubs doivent donc envoyer leurs joueurs. Par contre un athlète pourrait refuser sa convocation.

On sait que le principal souci de ces derniers est de rester bloqués des semaines en quarantaine en Chine, mais cette crainte ne semble pas entièrement justifiée. Comme le précise le journal alémanique, les personnes qui fournissent un test PCR négatif deux jours de suite sont libérées de la quarantaine, celles qui sont toujours positives après dix jours sont examinées par une commission internationale d'experts médicaux. Si la charge virale diminue ensuite, il pourrait quitter le pays.

Au niveau des risques de quarantaines sur place, Lars Weibel assure que l'on ne va pas revivre le fiasco des derniers Mondiaux juniors : "La bulle des JO sera l'un des endroits les plus sûrs qui soient".

Mais au final la pression pourrait être avant tout financière pour le championnat suisse. Il ne fait aucun doute que nombre de matchs vont encore être repoussés ces prochaines semaines et de plus en plus de voix s'élèvent pour que des parties soient organisées au moins pendant une partie de la pause olympique (du 28 janvier au 22 février) pour ne pas perdre de recettes en n’arrivant pas au bout du tour qualificatif. Et ce sont les clubs les plus influents qui devraient également envoyer le plus de leurs joueurs aux JO, de quoi poser une question : il serait tout à fait possible que certains joueurs, au vu de la fragilité de la situation générale, se souviennent cette fois avant tout de qui leur verse le salaire et renoncent au voyage vers l'inconnu, résume la SonntagsZeitung.

Un fait que Lars Weibel ne partage pas, lui qui ne s'attend pas à une vague de refus malgré la situation générale actuelle : "A ce jour, il n'y a pas un seul cas qui pourrait le laisser penser".