Recherche

Dix étrangers en National League : une baisse de niveau du championnat et une augmentation des charges pour les clubs ?


14/12/2020

Si la grande majorité des clubs y voit l'unique voie à suivre pour maîtriser les salaires - avant le plafond salarial - (lire ici), d'autres pensent que cela sera controproductif à plusieurs niveaux.

C'est le cas du site Watson qui revient à la charge aujourd'hui avec un texte en plusieurs argments qui ne manquent pas d'intérêt, petit résumé.

1. Le marché espéré des joueurs étrangers de qualité n'existe pas. Les meilleurs joueurs du continent sont du côté de la NHL. Les suivants préféreront la KHL et ses salaires et ne restera que le troisième choix pour notre championnat, voire quelques rares joueurs qui n'auront pas réussi en NHL mais qui ne seront pas bons marchés.

Evidémment il n'est pas nécessaire d'avoir un crack pour remplacer un Suisse en quatrième ligne, mais l'auteur pense que le marché des étrangers n'est pas assez étendu, certains clubs peinant déjà à en trouver quatre de qualité actuellement. Et là encore ceux qui pourront aligner les dollars feront les meilleurs emplettes, rien de nouveau donc.

2. L'argument de la baisse des salaires n'en est pas un. Preuve pas les chiffres amenée par Watson : ces nouveaux étrangers gagneront entre 80 000 et 200 000 francs suisses nets, montant qu'il faut multiplier par 2,5 à 2,8 selon le canton pour avoir le prix pour le club, sans compter les éventuels avantages. Soit entre 200 000 et 400 000 francs, pas meilleur marché qu'un joueur Suisse.

L'effet pourrait même être plus pervers puisque il sera plus facile de se séparer en cours de saison d'un import pour en engager un autre. Chaque club pourrait ainsi remplacer entre trois et cinq étrangers au cours de la saison avec un coût supplémentaire de plus d'un demi-million.

Enfin les joueurs suisses à licence suisse comme Ronalds Kenins à Lausanne deviendront des étrangers avec des salaires qui ne baisseront pas.

3. Compte tenu de ces arguments, Klaus Zaugg estime que les coûts salariaux des clubs augmenteront de plus d'un million par saison avec ce nouveau réglement.

4. L'impact sur la formation sera énorme puisque les places seront moindre dans l'élite. Pas vraiment de quoi motiver un junior dans un sport déjà limité en marchés à comparer au football.