Denis Vaucher fait le point sur la situation actuelle et future du hockey suisse
16/12/2020
Le premier est de savoir les raisons pour lesquelles il faut réformer la ligue la plus populaire d'Europe. Denis Vaucher estime que la crise actuelle aura un impact à long terme sur les finances des clubs, notamment au niveau des soutiens et sponsors qui seront moindre, et qu'il faut pouvoir mieux maîtriser les coûts.
Il tempère en ce qui concerne l'augmentation du nombre d'étrangers dont le sujet est encore en discussion. Il y a un aspect juridique à prendre en compte, ne pas violer l'accord de la libre circulation des personnes mais rappelle que lors de la saison 2019/20, 34 joueurs avec une licence suisse en plus des étrangers ont patiné en National League, donc cumulé déjà pas loin de sept par équipe.
Il précise qu'une telle solution aura un double avantage : faire pression sur les joueurs suisses qui auront ainsi plus de concurrence et devront donc s'améliorer, et une baisse des salaires. Dans l'immédiat cependant puisqu'il admet ne pas savoir comme cela évoluera sur le long terme.
En ce qui concerne le développement des jeunes, cela se fera au travers des autres ligues U-20, Swiss League et Mysports League. Seuls les tous meilleurs auront ensuite leur place tout en haut de l'échelon.
A noter que pour éviter que la relève ne soit sacrifiée, les clubs devront s'engager dans la convention à dépenser au moins une somme à sept chiffres par saison pour les jeunes talents.
Le cas d'un plafond salarial est encore flou, mais la pression des autorités suite à l'octroi des prêts à fonds perdu sera une bonne base pour commencer à en discuter.
Et de terminer sur le sujet de la relégation qui devrait disparaitre, d'autant plus avec la crise actuelle. Un nombre de 10 à 14 équipes est prévu en National League, si un club gagne la Swiss League et répond aux exigences économiques et infrastructurelles, il devra être promu. Si un autre n'y répond plus, il devra quitter la National League.