Chris McSorley avance ses arguments avant un probable procès pour un motif un peu particulier
12/02/2021
Autant le dire, la séance de conciliation aux Prud’hommes de lundi dernier n'a absolument rien donné, chacun campant sur sa position.
En cause, la durée du contrat qui lie les deux parties, jusqu'en 2028 selon Chris McSorley, et qui n'existe simplement plus selon le club.
Tout se joue sur un "détail" juridique qui vaut plusieurs millons. GE Servette estime avoir mis fin à l'entente en licenciant McSorley en 2020 pour justes motifs. Et cela n'a étonnamment rien à voir avec le sport comme il l'explique au quotidien genevois : «Le club soutient que je n’ai pas rempli ma mission dans le cadre du développement du dossier de la nouvelle patinoire. C’est ridicule. Je ne suis pas un architecte, je suis un entraîneur ou un directeur sportif. »
McSorley estime également avoir avoir subi des pressions depuis 2019, entre e-mails à répétition pour justifier son travail, déplacement de son bureau des Vernets à la Praille avant qu'il ne disparaisse carrément ou encore interdiction de voyager en car avec l’équipe. Plus polémique et grave, selon ses dires la direction actuelle aurait laissé entendre qu'il avait touché des commissions lors de transferts de joueurs, ce qu'il réfute évidemment.
Laurent Strawson ne désire lui pas rentrer dans les détails, se contentant de préciser qu'un arrangement à l'amiable a tenté d'être trouvé mais que les positions sont trop éloignées.