Le départ de Ty Rattie de Linköping a pris tout le monde de court alors qu’il lui restait encore plusieurs mois de contrat. Malgré des offres en SHL, il a choisi de rejoindre Fribourg-Gottéron et de travailler sous les ordres de Roger Rönnberg.
Arrivé à Linköping il y a trois ans et demi, Rattie laisse derrière lui une période marquée par une production offensive régulière, avec notamment deux saisons à 21 buts et plusieurs exercices au-delà des 30 points. Cette année, en revanche, a été beaucoup plus compliquée, avec seulement cinq points en 30 matches et un temps de jeu en forte baisse. « C’est une ligue très difficile. J’ai eu un début de saison plus lourd et j’ai peut-être mis trop de pression sur moi-même, en tenant la crosse trop fort », explique-t-il à Expressen
Touché personnellement après un décès dans sa famille durant la préparation, l’attaquant reconnaît avoir eu du mal à retrouver son rythme. « Les derniers mois, ça a été compliqué de trouver un vrai flow avec les opportunités que j’ai eues. Mais je comprends qu’il faut produire, marquer des buts, c’est pour ça que je suis payé. Honnêtement, ça a été une lutte toute l’année. »
Malgré une situation sportive devenue délicate, Rattie insiste sur son attachement au club et à son environnement. « C’est un peu doux-amer. Ma femme et moi adorons vraiment cet endroit, on s’y est fait beaucoup d’amis, en ville comme dans l’équipe. C’est triste de partir. » Il ajoute toutefois être très motivé par la suite de sa carrière: « En même temps, je suis très excité par l’opportunité que j’ai avec Fribourg. Je veux aider l’équipe à gagner un titre suisse. »
Le processus s’est accéléré ces derniers jours, même si la réflexion était engagée depuis plus longtemps. « On se sentait très bien ici, donc la décision n’a pas été facile. Mais il faut aussi penser à faire évoluer sa carrière. Jouer en Suisse, dans une très bonne équipe, c’était difficile à refuser. » Rattie confirme par ailleurs que plusieurs clubs, en Suisse comme en Suède, ont manifesté leur intérêt.
