À 40 ans, le défenseur de l’EV Zug garde la flamme du hockey allumée et souhaite retourner sur la glace, mais aucune date de retour n’est encore fixée.
Raphael Diaz assume les conséquences de deux coups de bâton reçus à la tête en septembre dernier. À 40 ans, le défenseur de l’EV Zug garde la flamme du hockey allumée et souhaite retourner sur la glace, mais aucune date de retour n’est encore fixée. Depuis sa blessure, Diaz doit regarder les matchs depuis le banc et vivre avec l’incertitude, une situation totalement nouvelle pour un joueur qui n’a jamais été éloigné si longtemps du jeu.
Le 23 septembre, lors d’un duel contre le HC Davos, Diaz tombe et reçoit deux coups de bâton au menton. Sa mâchoire bouge légèrement, mais il n’a pas d’autres blessures faciales. Les symptômes initiaux indiquent une commotion, et des examens révèlent un dommage à l’organe de l’équilibre, situé près de l’oreille interne, rendant la prudence indispensable. « Au départ, je pensais que je serais de retour sur la glace après deux semaines », explique Diaz au Zuger Zeitung. « Mais les semaines se sont transformées en mois. Chaque jour, je dois regarder au jour le jour. »
Le défenseur doit maintenant tester ses limites pas à pas. Même lors de simples activités quotidiennes ou de gymnastique avec ses enfants, il ressent parfois des vertiges. Pour l’aider dans sa réadaptation, il a été mis sur la banc des joueurs avec un rôle actif : « C’était l’idée du formateur pour que je puisse m’habituer au niveau sonore », raconte-t-il. Diaz communique avec ses coéquipiers et le staff technique, s’exerce aux stimulations visuelles et auditives et reprend progressivement ses sensations sur la glace.
Diaz progresse. Il s’entraîne depuis un moment avec le maillot « sans contact » et peut participer à presque tous les exercices, même si les duels restent interdits. « Je teste mes limites petit à petit. Mon objectif est un rétablissement complet. La santé passe avant tout, mais je veux revenir jouer le plus vite possible », affirme le vétéran.
À 40 ans et avec un contrat qui se termine en fin de saison, Diaz n’a plus rien à prouver. Sa priorité reste sa santé, mais son envie de jouer reste intacte. « J’aime ce que je fais. C’est pour ça que je me bats chaque jour. »
